Choisir un partenaire

Comment choisir un partenaire d'automatisation au Québec.

Huit questions concrètes à poser à n'importe quel fournisseur avant de signer un mandat. Conçu pour que vous puissiez magasiner en connaissance de cause — y compris si vous décidez de ne pas travailler avec NEXURA.

1. Les certifications sont-elles nommées et vérifiables ?

La question à poser

« Quelles certifications en cybersécurité et protection des données la personne qui dessine votre système détient-elle ? »

Drapeau rouge

Réponses vagues : « on prend la sécurité au sérieux », « conformité Loi 25 incluse ». Aucun nom de certification, aucun document, aucune date de renouvellement.

Ce qu'on cherche

Des certifications nommées (CCIP, ISO/IEC 27032 Foundation, ISO/IEC 27001, CISSP, SOC 2…), avec la personne qui les détient identifiée par son nom, et la possibilité de vérifier auprès de l'organisme certificateur.

2. Le prix est-il affiché avant un appel de vente ?

La question à poser

« Pouvez-vous me donner une fourchette de prix avant qu'on prenne rendez-vous ? »

Drapeau rouge

Refus systématique : « ça dépend de votre besoin, prenons un appel ». Aucun ordre de grandeur, aucune fourchette, aucune offre fixe sur le site.

Ce qu'on cherche

Une fourchette publique (audit à portée fixe, diagnostic à tarif unique, mandats par paliers). Le prospect peut se faire une idée avant d'investir 30 minutes en visio. NEXURA publie ses fourchettes sur /tarifs : diagnostic gratuit, revue à 250 $, mandats de 500 $ à 2 500 $/mois, projets de 10 k$ à 40 k$.

3. La conformité Loi 25 est-elle couverte au complet, ou juste en surface ?

La question à poser

« Qu'est-ce que votre offre Loi 25 couvre exactement, et qu'est-ce qu'elle ne couvre pas ? »

Drapeau rouge

« Bannière de consentement + politique de confidentialité = Loi 25 conforme. » C'est faux. La Loi 25 inclut aussi le registre d'incidents, la catégorisation des données, les Évaluations de Facteurs Relatifs à la vie Privée (EFVP), la désignation d'un responsable de la protection des renseignements personnels, et les obligations de communication transfrontalière.

Ce qu'on cherche

Une liste explicite : ce qui est couvert (consentement, transparence, contrats sous-traitants, hashage des IP, segmentation des secrets, registre d'incidents…) et ce qui ne l'est pas (et donc reste de votre responsabilité ou demande un mandat séparé).

4. Qui possède le code après le mandat ?

La question à poser

« Si on arrête de travailler ensemble dans 18 mois, qu'est-ce que je garde et qu'est-ce que je perds ? »

Drapeau rouge

Plateforme propriétaire, accès à votre propre CRM via un compte intermédiaire, scripts qui ne sortent pas de l'environnement du fournisseur, frais de sortie. C'est du lock-in déguisé.

Ce qu'on cherche

Le code, les scripts, les configurations, les comptes API, les credentials — tout reste à votre nom. La sortie est documentée au même niveau de soin que l'entrée. Si vous voulez reprendre en interne, c'est prévu.

5. L'automatisation et l'hébergement sont-ils séparés ou intégrés ?

La question à poser

« Quand une panne arrive en production, comment le partenaire la diagnostique ? »

Drapeau rouge

Le partenaire automatise mais n'a pas accès à l'infrastructure. Quand quelque chose brise, c'est aller-retour par courriel pendant des jours, ou un ticket support auprès d'un fournisseur tiers.

Ce qu'on cherche

L'option d'héberger directement la couche d'automatisation chez un fournisseur de serveur, avec accès aux logs, métriques, et déploiements en temps réel. Un problème se diagnostique en minutes, pas en jours.

6. Le partenaire connaît-il votre saisonnalité ?

La question à poser

« Quels signaux opérationnels surveillez-vous différemment selon le mois ? »

Drapeau rouge

Un système calibré sur la moyenne annuelle. Une seule version du tableau de bord, un seul format de relance, des règles de routage figées 12 mois sur 12.

Ce qu'on cherche

Une compréhension explicite que les déménageurs ne vivent pas la même pression que les comptables, que les couvreurs réagissent aux orages, que les déneigeurs signent leurs contrats avant la première neige. Le système s'ajuste à la courbe de demande.

7. Le partenaire impose-t-il un appel téléphonique pour bouger un dossier ?

La question à poser

« Si je préfère tout faire par écrit, c'est possible ? »

Drapeau rouge

« Il faut absolument se parler au téléphone pour avancer. » Les appels servent souvent à éviter de mettre des engagements précis à l'écrit.

Ce qu'on cherche

Communication par écrit en premier — courriel, formulaire structuré, documents partagés. Les appels servent quand la matière le justifie, pas comme étape obligée. Tout reste traçable.

8. Le partenaire vous demande-t-il de migrer vers ses outils favoris ?

La question à poser

« Est-ce que je dois changer mon CRM, mon hébergeur, ou mon stack pour travailler avec vous ? »

Drapeau rouge

« On travaille seulement sur HubSpot » ou « il faut migrer vers Microsoft 365 ». Le partenaire vend son outil préféré, pas votre solution.

Ce qu'on cherche

Le partenaire travaille autour de votre stack actuel — HubSpot, Salesforce, Pipedrive, Zoho, Notion, Airtable, Excel, Google Workspace, Microsoft 365. La migration est une option si elle est justifiée, jamais un prérequis.

Pourquoi cette page existe

Vous méritez de pouvoir évaluer NEXURA avec les mêmes critères que les autres.

La plupart des grilles d'évaluation publiées en ligne sont écrites pour vous pousser vers un fournisseur en particulier. Celle-ci est neutre par construction — les huit critères s'appliquent à n'importe quel partenaire, NEXURA inclus.

Si vous parcourez cette grille et qu'un autre fournisseur passe les huit avec une réponse plus solide que la nôtre, choisissez-le. La pire chose qui peut nous arriver, c'est que vous signiez avec NEXURA en pensant qu'on est interchangeable avec une agence générique de no-code. On ne l'est pas, et vous ne devriez pas avoir à le découvrir après six mois.